Une journée d’études sur l’éco-design à Strasbourg le 1er avril

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La Facultée des Arts organise le 1er avril prochain une journée d’études qui sera ainsi l’occasion d’échanger et de débattre de l’ ÉCO(design) et de son caractère prospectif dans les relations qu’il instaure avec les questions environnementales.

Cette journée s’adresse à tous les chercheurs (étudiants en Master 2, doctorants, docteurs, MCF, professeurs et professionnels) souhaitant s’impliquer et partager avec le public, leurs regards et leurs positions sur les démarches de conception propres aux questions environnementales.

Les organisateurs précisent :

« Le design est une manière d’aborder les problématiques de société afin de soulever des questionnements liés au contexte et d’y apporter des solutions concrètes. Accolé au préfixe « éco », le design et plus précisément ses processus de conception et ses enjeux, semblent déterminés par une volonté, parfois paradoxale, d’amplifier le rapport de l’homme à la nature. Si nous revenons à l’étymologie du préfixe « éco », nous pouvons comprendre davantage ce lien. « Éco » vient du Grec « oïkos » signifiant « habitat ». Le premier à l’utiliser est le philosophe et biologiste Ernst Haeckel pour définir le terme « écologie » dès 1866. Aujourd’hui, employé fréquemment dans la langue française, « éco » peut relever du politique, de l’économique, du technique, du scientifique, de l’industriel ou encore du design ; dans tous les cas, il semble renvoyer au rapport de l’individu à son environnement. »

Date : mardi 1er avril 2014 de 09h à 17h

• Lieu : amphithéâtre de La MISHA, Allée du Général Rouvillois, 67083 Strasbourg

• Accès : La journée est accessible à tous, que vous soyez designers, architectes, artistes, chercheurs, enseignants, étudiants ou simplement curieux. Cette journée est gratuite, sans réservation, toutefois dans la limite des 135 places disponibles.

 

Pour en savoir plus : www.facebook.com/pages/Design-Processus-de-conception-et-enjeux

Programme :

08h30-09h00 • Accueil des participants et remise des documents

09h00 • Ouverture, par Pierre Litzler, HDR, directeur de l’UFR des Arts, Responsable du Master design au Palais Universitaire de Strasbourg, architecte DPLG.

09h20 • Remerciements par les trois organisateurs, Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard, designers associés, jeunes chercheurs au sein du laboratoire ACCRA et Philippe Riehling, designer, maître de conférence associé à la Faculté des Arts de l’Université de Strasbourg.

09h30 • Manola Antonioli et Alessandro Vicari

Archéologie de l’éco-design

« Dans le cadre de cette journée d’étude, nous souhaiterions proposer une réflexion sur l’ « archéologie de l’écodesign », c’est-à-dire sur les théoriciens du design et les designers qui ont mis l’accent sur la responsabilité du designer vis-à-vis de ses environnements (naturels et artificiels), dès le début des années 1970 et jusqu’aux années 1990. »

10h00 • Gaël Guilloux

Du contexte au produit : intégration de l’environnement aux métiers du design

La théorie de résolution des problèmes du processus design diffère de celle du processus d’éco-conception, dont les méthodes et outils semblent inopérants pour leur application à une activité de design. L’analyse des rationalités qui guident le comportement au sein des projets (Herbert Simon,1955) met en évidence les différences et les convergences des modalités d’actions en éco-conception entre l’ingénierie et le design.

11h00 • Paule Guérin

Ecodesign positif !

« Souvent l’éco est abordé sous l’angle des impacts et de la nécessité de les réduire (les 3 R…). Faire moins, faire attention, etc. c’est une première étape utile mais paralysante ! Pour avancer, il faut dépasser cette phase de constat pessimiste et croire en notre capacité à agir, il faut aimer les hommes et croire dans le beau et le bien ! »

11h30 • Tiphaine Kazi-Tani

Note sur la notion de décence

« L’histoire des pratiques réunies sous le nom de design n’a cessé de voir reformuler sans cesse les enjeux moraux qui la sous-tendent depuis son avènement : de William Morris à Victor Papanek, nombreuses sont les voix qui ont questionnées la responsabilité morale du design en tant que vecteur de mise en forme et de socialisation des productions de l’industrie.
Cette intervention se propose de contribuer modestement à l’évaluation de cette dimension éthique et morale, qui semble devenir chaque jour plus pressante, en portant attention à la notion de décence. »

14h00 • Wassim Daoud

Conception responsable plutôt qu’éco-conception

Aujourd’hui, le marché évolue et les aspects environnementaux ne suffisent plus. Il est devenu important de réfléchir global penser « services rendus » et non seulement produits. Les aspects socio-culturels sont donc très importants dans la démarche de conception. On parle alors de conception responsable.

14h30 • Philippe Schiesser

L’éco-conception dans un fab lab ?

« L’association des professionnels de l’écodesign et de l’éco-conception ouvre en 2014 un fab lab dédié à l’upcycling de déchets d’activité économique. Site unique au monde, MOZINOR, zone industrielle verticale située à Montreuil, possède dans son ADN tous les éléments de l’économie circulaire et de l’économie collaborative. »

15h00 • Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard

Chercher l’équilibre

« Depuis l’ère industrielle, nos praxis semblent responsables d’un déséquilibre naturel à l’échelle planétaire. En plein cœur de cette quête de l’évolution, du progrès technologique et scientifique, notre civilisation semble, paradoxalement, se rapprocher de sa propre destruction. Lentement mais sûrement, la Nature, encore aujourd’hui dominée par l’Homme, semble, dans les proches années à venir, disposée à un état de renversement des rôles. »

16h00 • Philippe Riehling

L’éco-logique au delà du produit

« Selon Thomas Maldonado, « le design est une activité créatrice qui consiste à déterminer les propriétés formelles et structurelles des objets que l’on veut produire industriellement. » Cette définition implique que le produit – et ses qualités corollaires d’usage, de valeur, d’image et de sens – soit LE but. L’intelligence de conception, la main, l’outil et la matière sont par conséquent au service de ce seul but. Or, aujourd’hui, l’acte de création industrielle ne peut être déconnecté des moyens de sa mise en oeuvre, de ses conséquences et de ses multiples impacts. »

16h30 • Sophie Fetro

Eco-design : un tautologie ?

C’est en partant de l’hypothèse d’une redondance que la notion d’éco-design sera étudiée. Au fond, le design n’a-t-il pas toujours eu vocation à se préoccuper de l’oïkos, autrement dit de la maisonnée, dans sa capacité à l’aménager et à la ménager, c’est-à-dire à prendre soin de ses habitants ? Entre logiques de réduction et économie de moyens, le préfixe éco- peut être associé à un grand nombre de démarches de conception.

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